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Magazine Générations-plus 

Octobre 2019

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Radio news 24/7 Athènes

Reportage diffusé le 10 janvier 2019
 

L'appel d'un réfugié: "Je veux retourner à Tilos immédiatement"
 

L'histoire de Jahia que vous lirez ci-dessous n'est pas une histoire ordinaire parce que neuf réfugiés sur dix qui arrivent en Grèce attendent désespérément leur transition vers un pays d'Europe centrale de préférence en Allemagne ou en Suède.

Avec Jahia, 43 ans, réfugié syrien, quelque chose d'autre est arrivé de presque magique! En 2016, il est arrivé en Grèce avec sa famille et a trouvé un refuge temporaire à Tilos. Après avoir passé plus d'un an sur la magnifique île, il a emprunté la route qui allait le conduire en Allemagne. Mais notre ami non seulement ne s'est pas enraciné là bas, mais voulait revenir en arrière et où, mais à...  Tilos! Lorsqu'il était sur l'île, étant agriculteur en Syrie, Jahia y travaillait comme ouvrier agricole. C'est un personnage superbe, aimé des habitants de l'île et de la quasi-totalité des réfugiés qui ont transité par la structure d'accueil tiliote. Il a travaillé honnêtement et avec abnégation malgré les traces laissées par la guerre (touché par un éclat de missile ce traumatisme le perturbe encore). Notre homme pensait qu'en Allemagne tout irait mieux pour lui et sa famille.  Il pensait que trouver un emploi serait facile et qu'il résoudrait rapidement ses problèmes de subsistance. Les choses cependant ne se sont pas passées comme Jahia l'avait imaginé. En Allemagne, il ne peut pas travailler où il veut à cause de la langue. En pratique, il ne peut travailler nulle part et, de ce fait, lui et sa famille (quatre enfants et un cinquième à naître) sont contraints  d'attendre des jours meilleurs, mais avec quels moyens, quelle santé morale et quel environnement social?

A 43 ans, il garde la nostalgie de Tilos et de son travail là bas et dès qu'il a appris que l'île comptait aussi sur les réfugiés pour faire fonctionner la KINSEP (coopérative agricole et fromagère) que la municipalité allait créer, il a immédiatement exprimé son souhait d'y revenir avec le premier avion !

 

Toutefois, comme la structure de réfugiés n’existait plus à Tilos du fait des incroyables lacunes du HCR et de la logistique de l'ONG Solidarité de Solidarity Now, Jahia ne peut revenir que seul.

Nous l’avons eu au téléphone  en Allemagne et, dans son anglais hésitant il nous a dit : «Tout ce que je veux, c’est retourner à Tilos et aider Maria Kamma (la mairesse de l’île) avec le travail que je pourrai fournir sur l'île. Je demande cette aide. "

 

Cela va être possible grâce à Mme Kamma qui a déjà entamé le processus de "rapatriement" de Jahia (dans un premier temps sa famille restera en Allemagne). 

Maria Kamma s'attache aussi à mettre en oeuvre rapidement la KINSEP, des chèvres ont été achetées et les premières d'entre elles ont déjà rejoint la chèvrerie qui fournira le lait pour la fromagerie alors, que manque-t-il... la main d'oeuvre !

Donc, je suis heureux que le retour de Jahia soir rendu possible, il a un appétit terrible mais aussi un grand besoin de travailler et il est impatient de coopérer  dans cette nouvelle structure de Tilos, cette île qui a prouvé, dans des conditions difficiles, qu'elle pouvait accueillir les réfugiés et leur proposer des conditions de vie décentes.
 

À Tilos, on a de grandes et tangibles visions, Jahia, il est temps de prendre l'avion!

Ce texte est issu de la transcription du reportage diffusé sur les ondes

Emvolos.gr 13/01/2019

Tilos: une île accueillante pour les réfugiés qui s'est fixé pour objectif de développer le secteur primaire.

   

                                                                 Un grand effort de relance de la production agricole a lieu à Tilos. L'île du                                                                                       Dodécanèse, avec ses terres fertiles et ses eaux abondantes, "a toujours                                                                                         été basée sur le secteur agricole, car peu de familles étaient engagées                                                                                             dans la mer", a déclaré la maire de l'île, Maria Kamma-Aliferi, à l'agence de                                                                                     presse athéno-macédonienne.

                                                                Mais les saisons ont changé, le tourisme ayant été introduit dans la vie des                                                                                     habitants de l'île, la plupart des quelque 500 résidents permanents étaient                                                                                     employés dans le tourisme et peu travaillaient dans le secteur primaire.

 

                                                                Toutefois, selon Mme Kamma-Aliferi, les jeunes qui restent sur l'île ainsi que les                                                                             réfugiés peuvent apporter une aide précieuse à la reconstruction du secteur primaire                                                                 de Tilos. 

En effet, des reportages récents de la BBC décrivaient Tilos comme "la partie de l'Europe la plus accueillante pour les réfugiés" depuis que l'île a été adoptée par les personnes qui y sont arrivées au tout début de la crise des réfugiés.

Lorsque les flux de réfugiés en Grèce ont commencé à augmenter au début de 2015 et que les premiers réfugiés sont arrivés à Tilos, les habitants ont créé un centre de logement avec des containers d'habitation destinés aux demandeurs d'asile.

 

L'autorité municipale avait fait un pas de plus en prenant la décision de créer une société coopérative sociale (KEP) et a procédé à l'achat de bovins (chèvres) dans le but de créer une unité d'élevage et une fromagerie où des réfugiés seraient également employés.


Mais il y a quelques mois à peine, le HCR a pris la décision de transférer des réfugiés dans l'arrière-pays, ce qui, selon le maire de Tilos, soulèvait de nombreuses questions, car cela allait mettre en péril le centre d'accueil créé il y a quelques année.

 

"Nous souhaitions intégrer efficacement les réfugiés de notre île, on a voulu nous les enlever mais nous pourrons les récupérer », déclare Mme Kamma-Aliferi dans l'APE-MPA.

 

Elle souligne qu'elle veut les motiver à s'occuper du secteur primaire de l'île mais "non pas pour leur donner le simple rôle de travailleurs, mais pour en faire des partenaires de la coopérative agricole et fromagère et ramener des gens au secteur primaire pour suppléer aux Grecs qui ont quitté l'île.

En s'adressant au RES-EAP l'objectif est "de relancer les activités productives sur les îles en retard et que les réfugiés sont prêts à le faire".

 

Comme le souligne la maire en s'adressant à l'APE-MPA, "la coopérative est déjà constituée et comprend des immigrants locaux et des immigrés économiques déjà sur l'île mais dont le statut n'est pas encore inscrit déposé, en raison du problème rencontré avec les réfugiés en Grèce".
 

Le projet dans son ensemble est financé par une association de Genève, qui "veut aider l'île en raison de la solidarité dont elle a fait preuve chez les réfugiés et qui salue également notre action visant à relancer le secteur primaire tout en aidant les réfugiés", a déclaré Mme Kamma-Aliferi.

Jusqu'à présent, environ 50 animaux ont été achetés (chèvres), l'objectif est d'atteindre les 500 animaux, des vaches sont aussi prévues. Comme le souligne Mme Kamma-Aliferis dans l'APE-MPA, "nous voulons créer notre propre race de chèvres, la race améliorée de Tilos pour qu'elle soit adaptée à notre environnement. Nous avons trouvé les personnes qui soutiendront cet effort. "

 

Les plans prévoient également la construction d’une fromagerie où sera produit le fromage Tilos, qui, selon le maire, "est d'excellente qualité et sera fabriqué selon une tradition locale, ainsi que d'autres fromages qui seront bio, (les animaux seront nourris exclusivement avec des aliments ". Je veux tendre vers'agriculture biologique, je veux pouvoir interdire les pesticides et rendre l’île entière biologique », note-t-elle dans l’ANA-ICU.

 

Bien entendu, les projets ne s’arrêtent pas là pour la  coopérative, car la prochaine étape est la promotion des produits. "Nous ne sommes pas seulement intéressés par la production, mais également par la transformation qui doit les accompagner", a déclaré Mme Kamma à l'agence de presse athéno-macédonienne, elle a ajouté: " Nous pourrions aussi faire des confitures, des bonbons, d'autres produits laitiers qui se rajouteraient à au terroir de qualité qui carractérise notre l’île". 

Ce texte est une traduction libre du reportage paru dans EMVOLOS le 13 janvier 2018